Chef d'entreprise

Holding et apport-cession : structurer pour mieux réinvestir

Une société holding détient les titres d'autres sociétés. Bien utilisée, elle permet de faire remonter des liquidités, de préparer une cession et de réinvestir dans des conditions fiscales favorables.

À quoi sert une holding ?

  • Faire remonter les dividendes des filiales presque sans impôt, grâce au régime mère-fille, et les réinvestir.
  • Regrouper plusieurs activités et mutualiser la trésorerie.
  • Faciliter une acquisition : la holding emprunte pour racheter une société, la dette étant remboursée par les dividendes.
  • Préparer la transmission en organisant la détention familiale.

L'apport-cession

Lorsque le dirigeant apporte les titres de sa société à une holding qu'il contrôle avant de les vendre, la plus-value d'apport est placée en report d'imposition. Si la holding revend les titres dans les trois ans suivant l'apport, le report est maintenu à condition de réinvestir une part importante du prix dans des activités économiques, selon un pourcentage et un délai fixés par la loi, régulièrement ajustés par les lois de finances.

Le prix peut ainsi être réinvesti presque en totalité dans de nouveaux projets, au lieu d'être amputé de l'impôt sur la plus-value.

Les pièges à éviter

Le dispositif est très encadré : choix des réinvestissements éligibles, délais, conditions de contrôle, risque d'abus de droit en cas de montage artificiel. Une holding a aussi un coût de fonctionnement. Elle se décide avec votre expert-comptable et un avocat fiscaliste, idéalement bien avant l'ouverture des négociations de cession. Voir aussi notre page sur la fiscalité des plus-values.

Questions fréquentes

Une holding est-elle utile pour un petit patrimoine ?

Pas toujours. Les coûts de création et de gestion doivent être couverts par un avantage réel. Nous le chiffrons avant de recommander une structure.

Peut-on placer la trésorerie de la holding ?

Oui, notamment sur un contrat de capitalisation ou des fonds adaptés, en tenant compte des contraintes de réinvestissement éventuelles.

Repères fiscaux en vigueur à la date de publication, donnés à titre indicatif. Les règles évoluent à chaque loi de finances ; elles ne remplacent pas une étude personnalisée.