Chef d'entreprise

Rémunération du dirigeant : salaire, dividendes et protection sociale

Se verser un salaire ou des dividendes n'a pas le même coût, ni les mêmes conséquences sur la retraite et la prévoyance. Le bon arbitrage dépend de votre statut et de vos objectifs.

Le statut fait la différence

  • Président de SAS ou SASU : assimilé salarié, il cotise au régime général. Ses cotisations sont élevées mais ouvrent une bonne protection sociale. Ses dividendes ne supportent pas de cotisations sociales.
  • Gérant majoritaire de SARL ou EURL : travailleur non salarié (TNS), il cotise moins sur sa rémunération, mais une partie de ses dividendes, au-delà de 10 % du capital, des primes d'émission et des comptes courants, est soumise aux cotisations sociales.

Salaire ou dividendes ?

Le salaire est déductible du résultat de la société et crée des droits à la retraite et à la protection sociale. Les dividendes, versés après impôt sur les sociétés, sont souvent moins coûteux en cotisations mais n'ouvrent aucun droit. Privilégier les dividendes réduit le coût immédiat mais peut fragiliser la retraite et la couverture en cas d'arrêt de travail.

Nous simulons plusieurs combinaisons avec votre expert-comptable, en intégrant l'impôt sur les sociétés, l'impôt personnel et les droits futurs.

Les outils complémentaires

  • L'épargne salariale : intéressement, plan d'épargne entreprise et plan d'épargne retraite collectif, accessibles au dirigeant dans les entreprises de moins de 250 salariés, avec un abondement de l'entreprise peu fiscalisé.
  • Le PER individuel, avec un plafond de déduction spécifique pour les TNS.
  • La prévoyance, pour maintenir les revenus en cas d'arrêt et protéger la famille, à adapter à votre statut.

Questions fréquentes

Peut-on ne se verser que des dividendes ?

C'est possible, mais rarement souhaitable sur la durée : aucun droit retraite ni indemnité en cas d'arrêt de travail ne sont alors acquis. Une rémunération minimale est souvent conseillée.

Le dirigeant peut-il bénéficier de l'intéressement ?

Oui, dans les entreprises de 1 à 249 salariés, le dirigeant peut bénéficier des dispositifs d'épargne salariale mis en place pour ses salariés.

Repères fiscaux en vigueur à la date de publication, donnés à titre indicatif. Les règles évoluent à chaque loi de finances ; elles ne remplacent pas une étude personnalisée.